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Pourquoi étudier la poussière ?

En matière de conservation préventive, de nombreux paramètres sont suivis dans les monuments historiques et les musées : température, humidité relative, parfois COV… Mais la poussière représente elle aussi un problème pour les collections : donnant un aspect « sale », elle est dépréciée des visiteurs et nuit à la lisibilité des œuvres. Cependant, l’aspect esthétique n’est pas sa seule conséquence : les dépôts sont composés de nombreuses espèces chimiques, qui peuvent avoir autant d’effets indésirables sur les objets. Efflorescences, abrasion, colonisation biologique, adsorption de polluants, augmentation de l’humidité en surface… : les oeuvres peuvent être iréversiblement altérées.


Les textiles dans les monuments historiques et musées

Les textiles sont omniprésents dans les monuments historiques et les musées : tentures, broderies, garnitures de sièges, tapis, rideaux…
Ils sont également particulièrement sensibles à la poussière : les particules peuvent pénétrer entre les fibres et même cimenter sous l’effet de l’humidité, rendant le dépôt irréversible. De plus, dépoussiérer une tapisserie – par exemple – est très délicat : cela nécessite de décrocher l’œuvre, de la confier à une restauratrice textile qui passera de nombreuses heures à aspirer précautionneusement un maximum de dépôt en nuisant le moins possible à l’intégrité de l’objet.

Il convient donc d’étudier plus en détail la dégradation des textiles vis-à-vis de la poussière.


Les sites étudiés

Afin d’étudier des atmosphère et donc des « poussières » différentes, trois sites contrastés ont été choisis :

  • Le Musée de Cluny (Musée National du Moyen-Âge) à Paris, notamment la salle de la Tenture de la Dame à la Licorne
  • Le Château de Fontainebleau, notamment le Salon François Ier et les petits appartements
  • La Villa Kerylos à Beaulieu-sur-Mer, notamment la bibliothèque

Ceci permettra de dimensionner les expériences en laboratoire et de valider les simulations effectuées.

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