Journée d’étude « Actualités de la conservation des textiles »

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La journée d’étude 2018 de la SFIIC Textiles s’est tenue le 26 janvier 2018 à la Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine à Charenton-le-Pont (lien vers le programme).

J’y ai effectué une intervention présentant mes travaux de recherche, devant conservateurs et restaurateurs textile.

J’ai exposé ma démarche scientifique ainsi que mes premiers résultats, avec notamment un bilan environnemental des trois sites étudiés et les premières altérations en laboratoire.

Résumé de l’intervention :

Altération des textiles historiques : le rôle des polluants atmosphériques

Pauline Uring, doctorante de l’Université Paris-Est au LISA (UMR 7583, CNRS – Universités Paris-Est Créteil et Paris Diderot)
Anne Chabas, maître de conférences au LISA

 

Dans les musées et les monuments, l’empoussièrement est un problème d’altération récurrent qui affecte particulièrement les textiles historiques dont le nettoyage est très délicat.

Afin d’étudier ce phénomène, la connaissance de la composition chimique des particules présentes à la fois dans l’air (aérosols) et dans les dépôts est essentielle. Mais le dépôt, une fois au contact des fibres, n’est pas inerte : c’est pourquoi il convient d’en étudier l’évolution en atmosphère intérieure.

Pour répondre à ces problématiques, trois sites à signatures environnementales contrastées ont été choisis et caractérisés : le musée de Cluny (urbain), le château de Fontainebleau (semi-rural) et la Villa Kérylos (marin). Dans chaque monument, des matériaux (laine, coton, soie, verre) sont exposés afin d’accumuler un dépôt de poussière réel et d’évaluer la vitesse d’empoussièrement des surfaces. En parallèle, des dépôts artificiels de particules-clé identifiées sur site sont réalisés en laboratoire.

Enfin, une atmosphère riche en polluants gazeux (O3, SO2, CO2, NO2, COV) est recréée dans une chambre de simulation (CIME) pour accélérer l’altération des textiles. Ceci permet un vieillissement contrôlé des substrats, empoussiérés sur site et en laboratoire, avant leur analyse pour évaluer l’évolution des dépôts et des fibres.

Cette étude est effectuée dans le cadre d’une thèse de trois ans et les premiers résultats en seront présentés.

 

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